Dans ce nouvel article sur les œuvres de la romancière Amélie Nothomb, nous vous invitons à découvrir le livre Mercure. Cette sixième publication de l’auteure, parue en 1998 chez Albin Michel, offre les particularités habituelles auxquelles l’autrice belge nous a habitué, comme l’importance des mots et des dialogues mais surtout la monstruosité de ses personnages. Et si vous vous laissiez tenter par cette histoire surprenante, pour laquelle vous pouvez choisir la fin ?

 

L’histoire d’Amélie Nothomb

 

Connaissez-vous bien cette grande romancière ? Dans un précédent article, nous vous livrions les meilleurs ouvrages d’Amélie Nothomb ainsi qu’une biographie qui vous permettait d’en apprendre un peu plus sur cette auteure prolifique.

Pour rappel, Fabienne Claire Nothomb de son véritable nom est née le 9 Juillet 1966 en région de Bruxelles-Capitale, à Etterbeek. Son père, l’ambassadeur de Belgique Patrick Nothomb, exerce comme consul général à Osaka peut après sa naissance et elle est donc contrainte de quitter son pays natal. Elle le suivra à New-York, à Pékin et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est.

De retour en Belgique à 17 ans, elle commence une première année en droit et obtient une licence de philologie romane. La jeune fille pense même devenir enseignante ! Finalement, elle retourne au Japon après avoir obtenu son agrégation puisque son père est alors nommé ambassadeur.

Son premier ouvrage, Hygiène de l’assassin, est publié en 1992 par l’éditeur Albin Michel en France. En 1993, c’est Le sabotage amoureux qui raconte son enfance romancée. Chaque année, l’auteure belge offre à ses lecteurs une nouveauté à dévorer et un véritable rendez-vous lecture.

Les livres d’Amélie font partie des meilleures ventes littéraires et sont traduits en plusieurs langues. Elle a d’ailleurs remporté de nombreux prix comme celui du roman de l’Académie française pour Stupeur et Tremblements.

 

Décryptage du roman Mercure

 

Le roman Mercure est la sixième publication d’Amélie Nothomb, paru en 1998 chez son fidèle éditeur Albin Michel. Sa particularité ? Son rythme repose sur le secret final et ses deux fins. Nous allons tenter de décrypter cette œuvre littéraire avec vous, sans trop vous en dévoiler !

Comme dans de nombreux romans d’Amélie, les dialogues ont une place très importante. Sa première publication se base d’ailleurs uniquement sur un échange entre le personnage de Prétextat Tach et des journalistes !

Dans Mercure, l’intrigue est relativement simple et tient du roman policier. L’autrice développe alors des sujets qui lui sont chers comme : la beauté, l’emprisonnement, l’amour et les rapports humains, le mensonge et les secrets, mais surtout la peur de la différence.

Au fil des pages, on découvre ses personnages parfaitement monstrueux auxquels laideur et beauté physique se confrontent. Mais la particularité de cette histoire vient surtout des deux dénouements qu’elle propose au lecteur. Nous ne vous dirons pas lesquels, bien sûr, mais découvrez le résumé de ce roman particulier et quelques-uns des citations d’Amélie Nothomb.

 

Résumé et citations

 

Omer Loncours est un capitaine retraité possédant l’île de Mortes-Frontières, au large de Cherbourg. Seulement accompagné d’une jeune femme prénommée Hazel, il vit isolé de tout et entouré de serviteurs et de gardes du corps.

La monstrueuse jeune femme de 22 ans a été atrocement défigurée par un bombardement, qui l’a également laissée comme orpheline. C’est ce vieux commandant qui l’a alors récupérée pour en faire sa maîtresse.

L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux.

Tous deux vivent donc dans une maison biscornue dans laquelle tous les objets réfléchissants ont disparu. Miroirs et vitres sont interdits à Hazel, même les petites cuillères ont disparu !

Si ce n’étaient que les miroirs ! Si ce n’étaient que les vitres ! On ne me laisse jamais prendre un bain sans en avoir troublé l’eau à force d’huile parfumée. Pas le moindre meuble en marqueterie, pas l’ombre d’un objet en laque. A table, je bois dans un verre dépoli, je mange avec des couverts en métal écorché. Le thé que l’on me verse contient déjà du lait. Il y aurait de quoi rire de ces attentions méticuleuses si elles ne soulignaient pas tant l’étendue de ma difformité.

Cette île qui porte bien son nom abrite d’étranges secrets et ce sont les sbires d’Omer qui les gardent jalousement, fouillant tous ceux qui osent s’y aventurer. C’est d’ailleurs le cas de Françoise, une jeune infirmière engagée pour soigner la fièvre d’Hazel !

Pour en revenir au Comte de Monte-Cristo, quand les deux détenus se rencontrent après des années de solitude, ils se mettent à parler, à parler. Ils sont toujours dans leur cachot, mais c’est comme s’ils étaient déjà à moitié libres, parce qu’ils ont trouvé un ami à qui parler.

Au chevet de la jeune fille, elle doit la soigner sans jamais poser la moindre question… sous peine de mort – rien que ça. Mais les discussions s’enchaînent et Françoise va petit à petit découvrir quelle machination infernale le capitaine à mis en place et ce qui unit ces deux personnages.

Elle se souvint d’une notion qu’on lui avait apprise lors de sa formation : certaines personnes qui, pour diverses raisons, ne sont pas satisfaites de leur sort présent s’en sortent par une solution inconsciente que l’on appelle la fuite dans le sommeil. Selon leur degré de mécontentement, cela peut aller de la somnolence intempestive à la léthargie pathologique.

De nombreuses questions se posent et les vices du vieux capitaine s’insinuent alors doucement dans l’esprit du lecteur. Nous ne pouvons vous en dire plus sans en dévoiler l’intrigue, mais si la fin semble être entrevue, vous pourriez pourtant être surpris ! Et puisque deux dénouements sont offerts, lequel choisirez-vous ?

La beauté, c’est une promesse : il faut pouvoir la tenir, il faut être à la hauteur. C’est difficile. Il y a quelques semaines, vous disiez que c’était un cadeau sublime. Mais tout le monde n’a pas envie de recevoir une telle faveur, tout le monde n’a pas envie d’être élu, de voir la stupéfaction charmée dans le regard des autres.

 

Critique de Mercure et anecdote

 

Une analyse du livre a été réalisée par Nausicaa Dewez pour lePetitLittéraire. Cette critique de Mercure propose un résumé complet et une véritable étude des personnages principaux et de l’œuvre.

Contrairement à d’autres romans, il n’existe pas encore d’adaptation cinématographique pour cette histoire courte. Et vous, aimeriez-vous le découvrir sur le petit ou grand écran ?

Si vous êtes habitués aux romans d’Amélie Nothomb, vous connaissez l’importance des titres et des noms qu’elle utilise. Avez-vous fait le rapprochement avec Mercure et le résumé de l’histoire ?

 

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